Mon parcours de montagnard, m’a amené à composer par une vision personnelle les paysages principalement ceux de montagne. La nature a toujours été une source d’inspiration pour les artistes elle est pour moi en plus la continuité de ma passion sportive de la nature et de la montagne en particulier.

La montagne apparaît dans sa pureté originelle. Elle est à l’état brut, dépouillée, primitive, sans artifices et sans la présence humaine.

Seuls les éléments fondamentaux de sa géologie la roche, la glace et la neige y sont présents. Ces éléments représentent l’immortalité et l’infini des choses pour l’homme, car dans la réalité même les montagnes disparaissent.

Je ne peins pas des paysages de montagne, je peins la Montagne et plus encore une sensation de la montagne, entre réalité et métaphore, comme une opportunité au rêve et à l’évasion.

L’image doit être énergique et épurée et doit être l’expression de ma vision et de ma sensibilité.

Je décris un univers où la nature est puissance.
Cette énergie, cette domination qui est parfois destructrice est aussi créatrice. Cette vision pourrait se rapprocher du courant romantique, et quelquefois quand le spectacle des forces de la nature est à son comble, s’apparenter au concept du sublime développé par des philosophes comme Burke et Kant. Cela peut déclencher un sentiment plus intense que celui de simple contemplation de la beauté.

 

Une multiplicité de couleurs peut entraîner une certaine dissipation et éparpillement du regard sur le tableau. L’utilisation d’une gamme de couleur restreinte, parfois presque monochrome et tout particulièrement dans les tonalités de bleu, peut permettre une meilleure concentration et lecture du tableau.

Il est indéniable qu’une œuvre d’art doit toucher l’esprit et l’âme et amener le spectateur à la réflexion à la contemplation, à la méditation. L’exploration d’une interprétation plus symbolique, plus spirituelle doit faire partie du cheminement de l’artiste.

Mon approche ne me conduit pas à la recherche d’une peinture délibérément figurative ou au contraire volontairement abstraite pour être dans une forme de contemporanéité. Je peins comme je ressens, sans concessions ni compromis sans me référer aux courants ni aux modes, ce qui est l’affirmation de ma vérité et de mon authenticité.

C’est un hymne à la verticalité et à l’élévation. Ces deux notions font le lien entre la terre et les cieux et symbolisent l’élévation spirituelle. Les grandes verticales sont autant de tentatives de s’extraire de la pesanteur et représentent l’aspiration de l’esprit à trouver sa dimension céleste. Le regard toujours orienté vers le haut entraîne inéluctablement à la transcendance de l’esprit sur la matière.

Le parallèle est étroit entre la conquête du sommet sous un aspect sportif ou aventureux et la recherche de sa propre élévation morale, spirituelle, intellectuelle. Le cheminement qui mène vers le sommet qu’il soit physique, philosophique ou artistique s’apparente à une quête d’identité et d’absolu.

Je suis passé par l’Ecole Militaire de Haute Montagne de Chamonix, chasseur alpin à Chambéry, puis formateur dans un centre montagne des Pyrénées, et enfin secouriste en montagne, je suis également moniteur de ski et accompagnateur en moyenne montagne.

J’ai commencé à dessiner et à peindre dans ma jeunesse. J’ai une formation de dessinateur industriel, qui n’a pas beaucoup de points communs avec le dessin d’art mais qui présente cependant une qualité, celle de favoriser la vision et la compréhension des formes dans l’espace.J’ai également suivi des cours, pendant 12 ans, sous la forme d’atelier tout public, dispensés par l’Ecole des Beaux-arts de Grenoble.
Je suis membre de la Société des Peintres de Montagne.